jeudi 12 novembre 2020

La fabrique des bâtards, un thriller intense et dérangeant

 

La fabrique des bâtards, un thriller, avec de l'action pure et dure...

Recherché par la police, traqué par l’organisation criminelle d’un magnat du porno, Victor cherche à survivre. Dans sa fuite, il traverse un pays bouleversé par des émeutes urbaines.

L’action d’un homme seul a engendré l'anarchie. Des officines agissent en sous-main jusqu’au sommet du pouvoir. L’inspecteur Ledhu est dépassé et bientôt menacé. Tous les proches du fugitif devront s’exiler.

Au cœur de ce chaos se joue le destin d’un nouveau-né retiré à ses parents, objet de fantasmes et de conjectures. De son avenir dépend aussi celui de la société.

Assassinats, enlèvements, manipulations, trahisons, mensonges d’État et guérillas, les forces qui s’affrontent sont toutes puissantes. Il faudra transgresser les règles pour survivre. Qui y réchappera ? Et à quel prix ?

La fabrique des bâtards est un thriller dystopique intense. Au début était l’expérimentation sociétale ultime, l’alpha et l’oméga de l’égalité et de la fraternité…

 

" Une pépite. Une écriture fluide, incisive, un rythme soutenu, haletant. Il s’agit d’une auto édition et cet ouvrage mériterait bien plus de reconnaissance. Ce livre est une pépite que je prendrai plaisir à relire et à diffuser."

Marion

"C’est un roman assez déroutant qui fait tout de même froid dans le dos mais que je vous conseille car il est tout de même très audacieux. J’ai beaucoup apprécié les personnages travaillés dans le roman et leur évolution au fil des pages ! Un roman qui ne pourra que vous captiver ! "

Kathia

" On a droit à un roman d’action où il y a vraiment de l’action pure et dure, de la baston, de l’hémoglobine à qui mieux mieux, des tueurs, des justiciers, les bons et les méchants. "

Krys Aline

 En format broché ou e-book.

jeudi 5 novembre 2020

Amazon bienfaiteur des arts et des lettres


"Mécène, issu d'une ancienne famille de rois, ô mon rempart et ma douce lueur de gloire." Horace. 

" Amazon est un bienfaiteur de l'auto-édition et de la culture. Je l'affirme haut et fort. Et si un libraire ou un éditeur veut me prouver le contraire, qu'il n'hésite pas à prendre mon roman. Voilà, c'est dit."  

J'ai lancé une énième campagne de promotion de mon roman au tout début du re-confinement, histoire de tenter de le proposer aux néo-reclus. Toute occasion est bonne à saisir en matière de commerce.

A ce jour, la fabrique des bâtards s'est surtout vendue en e-book via Amazon (90%). Le format broché, lui, n'est disponible que sur cette même plateforme. 



Sans Amazon, mon livre, comme beaucoup d'autres, n'existerait pas. 

Pour la première fois, après des dizaines d'opérations promotionnelles, je me vois opposer des refus en mode indigné : "#boycott Amazon", "j'achète local". Les boomers ont de toute évidence oublié qu'ils ont laissé la grande distributions siphonner l'économie locale au bénéfice de multinationales de l'hyper consommation. 

Voici donc ma réponse : je n'ai pas le choix. Amazon est mon seul refuge.

A l'exception notoire de quelques librairies spécialisées, vraiment indépendantes et qui tirent le diable par la queue, le monde du livre est formaté jusqu'au bout de son réseau. C'est une énorme machine à écouler du best-seller, au bénéfice des grosses maisons.

Inutile de s'attarder sur ce modèle qui bénéfice d'exceptions légitimes - à travers le prix unique et une TVA réduite - ce qui permet de se bercer de l'illusion que la France demeure la patrie des arts et des lettres. 

Grâce à ces privilèges, malgré tout, on lit encore des livres dans ce pays et quelques libraires à l'ancienne, alternatifs, voire franchement divergents, parviennent à survivre.

Quelle place pour les auto-édités ?

Il est juste dommage que cette machine n'ait pas trouvé le moyen de faire une place aux petits nouveaux, aux modestes, aux amateurs. Quelques tentatives existent en Europe, notamment à travers BOD (book on demand), qui imprime les ouvrages à l'exemplaire, mais rien ne permet vraiment à un auteur auto-édité de toucher son public, sans passer par Amazon.

En fin de compte, assez peu de livres peuvent s'affranchir de la puissance de cet outil de vente en masse. Et tous les professionnels savent user de ses particularités, et du levier que constitue son sacro-saint classement, devenu le baromètre suprême du succès littéraire. 

mardi 3 novembre 2020

Amazon, le prédateur ultime dans un marigot désert

Le tyrex Amazon est en train de dévorer les lézards qui eux-mêmes ont eu la peau des épiceries de quartier, tuant au passage notre industrie. (Photo DR)

Dans un élan de patriotisme économique mâtiné de régionalisme survivaliste, tout le monde boycotte Amazon. Enfin, en théorie, si j'en juge par le nombre de colis qui encombrent l'arrière salle de mon épicier et le bureau de poste de mon village. Les gens en ressortent les bras chargés de colis, l'air sombre, le regard fuyant, honteux, une excuse au bord des lèvres : "Non mais j'avais commandé avant.. Je n'avais pas le choix...."

Leurs paquets rejoignent dans la malle arrière les sacs plastiques du supermarché du coin, remplis de bouffe industrielle, de boissons sucrées américaines, de fringues fabriquées au Bengladesh et de gadgets made in China.

De quoi devraient s'excuser les victimes de la mondialisation ?

Mais pourquoi devraient-ils s'excuser ? Leurs parents ont dû fermer leur épicerie quand le Mammouth a ouvert dans la zone industrielle. Ils ont perdu leur boulot quand l'usine d'électro-ménager pour laquelle ils avaient quitté la terre a été délocalisée au Maroc. Ils ont été expropriés de ce qu'il restait de la ferme familiale quand la rocade à effacé leur hameau. Ils sont alors allés s'entasser dans un programme immobilier de banlieue où le Français n'est aujourd'hui plus qu'un dialecte parmi d'autres.

A qui devraient-ils présenter leurs excuses ? Au patron de la galerie marchande ? A leur maire qui en a coupé le ruban ? Aux gérants des H&M-Zara-Celio-Kiabi-La-Halle qui importent des T-shirts fabriqués par des esclaves pour eux, chômeurs ?

Le Mammouth s'est éteint à l'heure du réchauffement climatique, non sans avoir écrasé la concurrence artisanale. (photo DR)


Le commerce de centre-ville, une icône bobo

A l'exception notable des artisans, le commerce de centre-ville n'est que le souvenir d'un mode de vie sacrifié, un gadget pour bobo qui promène sa progéniture mal élevée en draisienne Nature et Découverte. Hormis dans les boulangeries, boucheries, charcuteries, restaurants... on y vend soit des cochonneries manufacturées dans le tiers-monde pour le quart-monde local, soit des denrées de luxes inaccessibles au commun.



Le prédateur ultime

Amazon est l'ultime prédateur du commerce de l'ère ultra-libérale. Un emploi créé en périphérie en tuait trois au temps des trente glorieuses. Un manutentionnaire embauché sur une plateforme de e-commerce flingue sans doute trois emplois de caissières de chez Leclerc. I

Alors oui, une paire de mocassins André vendue dans le magasin du coin y subventionne un bout d'emploi, le trottoir qui borde l'enseigne, l'école et l'hôpital. Mais combien plus finançaient les usines de Nancy et d'Arpajon, quand des centaines de petites mains y travaillaient ? 

La grande distribution a brisé notre modèle sociétal. Elle a déchiré le tissu économique en poussant à la délocalisation pour vendre toujours plus, toujours moins cher. Le commerce franchisé n'est rien d'autre que sa déclinaison spécialisée. Et je ne vois toujours pas au nom de quoi il serait préférable d'entretenir ce modèle-là.

Demeure le cas particulier des librairies, commerce de la culture quand il se risque hors des sentiers battus. Mais il faut croire que celui-là n'est plus qu'un faire-valoir d'une contestation pour la forme.

mardi 27 octobre 2020

Du chaos naît l'aventure : la fabrique des bâtards

La fabrique des bâtards est avant tout l'histoire d'une traque, une aventure, dans un contexte de troubles majeurs. 

Il y a deux manières de bouleverser la société : par la réforme progressive et par la révolution. Pour la première fois de l'histoire, une civilisation est soumise à l'anéantissement des fondements de son organisation sociale et de ses valeurs. Est-ce une réforme ou une révolution ? Peu importe. Le désespoir pousse le peuple dans la rue. Des communautés s'affrontent et l'Etat est au bout de ses contradictions.

L’histoire de la fabrique des bâtards tire sa source de l’expérimentation de l’hypothèse émise par Yann Moix : “ La vraie révolution, la vraie égalité totale, ce serait de mélanger les bébés à la naissance comme dans La vie est un long fleuve tranquille. On devrait interdire aux parents d'élever leurs enfants biologiques. “ Et naît un enfant supposé ne connaître ni son père ni sa mère. Une technostructure le désigne rejeton d’un couple d’hommes. La société avance. Le progrès est une machine. 

Les temps barbares

Comme toute machine, il est à la merci d’une défaillance. L’imprévu survient. Non pas une malfaçon, mais une poussière d’orgueil, la volonté d’un individu, le sursaut d’une conscience. Le destin de cet homme bascule dans le chaos que génère son geste. Des temps barbares précipitent les familles sur les routes. Des clans s’affrontent. Des forces occultes ourdissent des complots. Un règne nouveau vient pulvériser les ambitions progressistes. Les utopies résistent mal à la violence du réel. 

Du chaos surgit l’aventure. Là seulement s’exprime le romanesque d’où l’espoir peut tracer ses perspectives. Il faut à la vie des circonstances singulières pour muter en destin. Et seul le destin dispose du pouvoir d’enrayer les révolutions. 

La fabrique des bâtards - roman 

Disponible ici en numérique et en format broché

jeudi 22 octobre 2020

Typographie épicène pour alphabet inclusif, la langue à l'envers

Une typographie "épicène" au service de l'alphabet inclusif. Ou l'alpha et l'oméga de la dictature de la pensée conforme. 

Le nouvel alphabet compte désormais environ 66 lettres, soit une quarantaine de plus que les 26 que vous avez apprises avec votre instituteur. Bon courage pour les réciter dans l'ordre puis à l'envers. D'autant que les nouveaux signes n'ont ni nom ni phonème. De surcroit, l'inflation menace ce coup de génie salué par prix Art Humanité remis à Genève ce 16 octobre par la Croix Rouge : il est "appelé à évoluer".

Les quarante nouvelles lettres ont fait leur apparition à travers une typographie créée par un graphiste, dont le but était d'imaginer "des signes permettant de marquer l'«inclusivité» et de ne plus différencier les genres dans notre langue." Relate le Figaro. 

Tristan Bartolini, le génial inventeur de cet alphabet s'est contenté de tarabiscoter des lettres de début et de fin de mot de manière à générer des signes "épicènes" (non genré) selon lui. Ainsi, les mots parrain et marraine se trouvent-ils confinés en p[m]arrain[e] à travers la création de deux signes : le premier regroupant le p et le m et le second mêlant le n au e.... Un mauvais bouillon de poule à l'alphabet, impossible à prononcer et qui fiche la migraine.

Inutile de s'étendre sur l'opportunisme bien-pensant de cette démarche, c'est surtout sa nature totalitaire qui est intéressante. La langue française évolue par son usage. Les mots pénètrent dans le dictionnaire et en sont chassés au gré de leur apparition dans le langage de la rue, puis à l'écrit, après d'infinies précautions.

L'écriture inclusive et cet avatar typographique ne sont rien d'autre que des tentatives de contraindre la pensée en tordant son principal outil, le langage, à travers sa représentation, l'écrit. La bonne nouvelle, c'est que personne n'a encore trouvé le moyen de contraindre la langue. La mauvaise, c'est que les génies non-genrés de ce genre d'expérience n'ont pas tous dits leur dernier mot.

mercredi 7 octobre 2020

Toutes les chroniques à propos de la Fabrique des bâtards [màJ]



Ci-dessous, les dernières chroniques consacrées à la fabrique des bâtards, que je m'efforce  de tenir à jour. Merci à toutes ces chroniqueuses (il n'y a que des filles pour l'instant...) qui prennent le risque de s'intéresser à des auteurs inconnus et à donner leur avis sur leurs livres avec patience et bienveillance.  



Une pépite.
Une écriture fluide, incisive, un rythme soutenu, haletant.
Il s'agit d'une auto édition et cet ouvrage mériterait bien plus de reconnaissance.
Ce livre est une pépite que je prendrai plaisir à relire et à diffuser.



C’est un roman assez déroutant qui fait tout de même froid dans le dos mais que je vous conseille car il est tout de même très audacieux. J’ai beaucoup apprécié les personnages travaillés dans le roman et leur évolution au fil des pages ! Un roman qui ne pourra que vous captiver !


 Une plume agréable et agressive mais qui frappe juste. Je recommande ce livre aux fanas de dystopie.


La lecture a été plaisante, fluide et agréable (j'ai mis en pause un Michael Connelly que je lisais en parallèle pour finir ce livre), la narration écrite dans un bon français avec peu de fautes. Le présent me gêne toujours un peu, dans les récits, mais peut-être était-ce inévitable pour donner cette énergie.

On rentre immédiatement dans le vif du sujet, sans perte de temps (bien que, pour ma part, je préfère les événements qui se mettent en place petit à petit, mais il semble qu'à notre époque du toujours plus vite, cela rebute quelques-un).

Les personnages sont crédibles et bien décrits, les décors bien plantés, oui, c'était une lecture enrichissante.

La Fabrique des bâtards a une réelle identité et ne prend pas de pincettes pour faire passer ses messages.

Krys Aline 

On a droit à un roman d'action où il y a vraiment de l'action pure et dure. de la baston, de l'hémoglobine à qui mieux mieux, des tueurs, des justiciers, les bons et les méchants.

Océane sur Plume Volage :

Je vous conseille donc ce roman si vous aimez les dystopies et la politique, je pense qu’il vous plaira !

Solène 

 j'ai pu me plonger dans le livre de Magnus Latro, qui m'a tenue en haleine du début à la fin et cela faisait longtemps que je n'avais pas réussie à me plonger comme cela dans un livre, l'auteur a donc su me faire retourner dans la lecture car dans ce livre le suspens est haletant


Véronique Hallier 

Un livre dérangeant : nous avons là un bon panel des choses « dérangeantes » étalées sous l'oeil averti des lecteurs, et laissant une marque. Elle peut être celle de la satisfaction tout comme celle de l'amertume. Quoiqu'il en soit, je suis certaine que cet écrit ne peut laisser indifférent, et pour ça, chapeau l'artiste !

Aurore Faugeron

Un livre très original qui, à partir du projet de parentalité partagée mis en place par le gouvernement, va soulever de nombreuses problématiques : les inégalités, le racisme, la violence, la gestion des banlieues, les lobbys politiques...




Karen Kazcook :

Accessible et jamais rébarbatif, centré sur une intrigue efficace et maîtrisée, il arrive à nous en mettre plein la vue. J'ai apprécié ma lecture et ce voyage entre ses mots. Ce roman audacieux a donc su me convaincre et je vous en conseille la découverte.



@Lectureencours

Lecture terminée à l'instant! Je suis encore toute retournée... une lecture à un rythme de tous les diables, des intrigues et des manigances à vous glacer le sang... Un sacré thriller !

Shiro (sur Amazon) 

Très bon livre par contre le début est un peu long mais après on est vraiment dedans on ne lâche plus le livre jusqu'à la fin 😉 Je recommande.

Carole sur 1001 pages

Un roman qui nous laisse peu de temps pour respirer, autant par l’action qui s’y déroule que par le thème évoqué. 

Christi45

Malgré un début difficile, j'ai vite été happée par l'action de cette dystopie politique. (...)  Cette histoire effrayante, bouleversante m'a donné un vrai coup de poing.L'auteur ouvre avec brio une porte sur la réflexion sur la transmission de nos valeurs en ces temps difficiles.
 

Séverine Grégoire 

 Un roman qui se veut le reflet d'une actualité future où l'action politique domine largement dans une majeure partie du récit. Le sujet est traité avec sérieux sous la plume dynamique de l'auteur, engagé à délivrer son message sans demi-mesure. A lire pour tous ceux qui aiment se plonger dans les stratégies sournoises de nos politiques.


 

L'ensemble des critiques sur Babelio 

lundi 5 octobre 2020

Deux résumés [teasers] pour un roman



Après le dur constat que les internautes bloquaient souvent au bout du voyage numérique, j'ai retravaillé le teaser de la fabrique des bâtards. 

Voici donc deux propositions. Le premier texte est la nouvelle mouture. Le second est celui qui est utilisé actuellement.

Teaser 1

La fabrique des bâtards explore un futur possible à vous glacer les veines ; ces vaisseaux dans lequel coule le sang de vos ancêtres, mais qui ne sera plus celui de vos enfants. 

Ce thriller politique et social au rythme endiablé va vous plonger dans une traque impitoyable dont l’enjeu dépasse les protagonistes. 

Imaginez chaque nouveau-né, enfant de la République, échappant à l’avenir prédestiné qui enchaînait ses parents. Imaginez le Destin revisité. Imaginez la paix, un monde nouveau peuplé de frères et de sœurs…

L’État français expérimente l’ultime avancée sociétale, celle par quoi toute inégalité sera abolie et toute race effacée. Survient en réaction la partition ultime des territoires perdus, l’expression de tous les séparatismes et la résistance.

Magnus Latro explore une hypothèse folle qui ressemble pourtant à un futur possible. 

Au commencement était une idée simple : partager les nouveaux-nés entre toutes les familles en désir d’enfant. Un écho à cette proposition : « La vraie révolution, la vraie égalité totale, ce serait de mélanger les bébés à la naissance comme dans La vie est un long fleuve tranquille. »

Teaser 2

L’enlèvement d’un nouveau-né à ses co-parents déclenche une série de violences. Les forces de sécurité peinent à contenir des bandes armées. Des familles entières tentent de s’enfuir de zones urbaines qui ont fait sécession. Dans cette ambiance insurrectionnelle, les enquêteurs s’efforcent de retrouver l’enfant et d’identifier son ravisseur. Des groupes d’influence et des organisations politiques brouillent les pistes.

L’inspecteur Ledhu explore toutes les hypothèses mais son enquête lui échappe. Victor Perrodeau, son principal suspect, est pris en chasse par les hommes de main d’un magnat du porno et de sa fille, envoûtante et nocive. Les filets se resserrent autour des protagonistes de cette traque sans pitié qui traverse des territoires bouleversés.

Le fugitif qui cherche à préserver le secret de la nouvelle famille de l’enfant, doit échapper à ses poursuivants. L’enquêteur va devenir un danger et sa vie sera menacée.

Au commencement était une idée simple : partager les nouveaux-nés entre toutes les familles en désir d’enfant. Un écho à cette proposition de Yann Moix : « La vraie révolution, la vraie égalité totale, ce serait de mélanger les bébés à la naissance comme dans La vie est un long fleuve tranquille. »

La fabrique des bâtards est un thriller politique et social, l’histoire d’une traque impitoyable. C’est un roman d’aventure qui dessine un futur possible.

Êtes-vous prêts à plonger dans le monde d'après ?


mardi 8 septembre 2020

Le business de la procréation existe bel et bien, la preuve, il tient salon



Le salon désir d'enfants a eu lieu à Paris les 5 et 6 septembre 2020. L'événement aurait pu passer inaperçu et c'eut été dommage. J'aurais manqué pour ma part cette révélation que La fabrique des bâtards s'inscrit dans une réalité. 

Certains lecteurs m'avaient jusqu'ici contesté la réalité, voire même la possibilité d'une marchandisation de la fécondité. J'avais beau pointer du doigt l'existence de services de coparentalité en Europe et en France, beaucoup ne croyaient pas en l'éventualité d'une libéralisation du commerce du sperme comme de la gestation, ou de tout acte procréatif.




Le salon "Désir d'enfant" est donc venu confirmer la justesse de mon intuition. Non que je désire absolument que l'enfant tombât de manière définitive dans le domaine du commerce, mais parce que cette forte conviction qu'une telle déviance est engagée est le point de départ de la fabrique des bâtards.

Les personnages de mon roman ont des avis tranchés sur le sujet. Je suis persuadé que nul ne peut rester neutre à propos de ces perspectives qui interrogent très fortement nos perceptions de la nature humaine. Il en va de nos liens à nos familles et de nos relations sociales, mais aussi de nos visions de la transcendance. 


mercredi 22 juillet 2020

Mai 68 chez Louis XVI, les souvenirs d'un esprit libre

Hervé Louboutin, dans un des lieux qui évoquent ses auteurs fétiches (photo HL/Facebook)

Autant l'écrire tout de suite, je connais bien Hervé Louboutin. J'ai aimé travailler avec lui et participer à ses aventures éditoriales. Il fait partie des quelques hommes libres de la profession journalistique, peu friands du copier-coller, de la répétition et de l'humeur au diapason.

"Mai 68 chez Louis XVI", roman auto-biographique, esquisse la trajectoire d'un amoureux des mots et du sens. L'auteur s'y dissimule à peine derrière le personnage principal d'Henri. Lui voulait devenir avocat, son meilleur ami envisageait la prêtrise ; le Destin en décidera autrement. Il sera donc journaliste. 

Quand il ne se formatait pas dans les écoles, le journalisme pouvait être un accident de parcours, une chance à saisir. 

Hervé-Henri fréquentait le lycée alors que commençait à diffuser dans le corps enseignant les idées neuves pourtant déjà éculées. On y croisait encore quelques esprits revêches aux tendances. Ainsi vint au futur rédacteur en chef de Presse O' le goût de philosopher et de la littérature, par la grâce d'un professeur à contre-courant, de ceux qui marquent les jeunes esprits.

Mai 68, le virage d'une vie

Henri a observé mai 68 depuis le cercle Louis XVI peuplé de "plus de chevalières que de chevaliers". C'est le point de départ d'un récit qui est tout autant une balade littéraire qu'une galerie de portraits où figurent en bonne place Julien Gracq, Chateaubriand, Raspail, Philippe de Villiers, PPDA..., sur fond de Grand Ouest, entre Normandie et Vendée. 
Henri témoigne des dernières grandes heures de la PQR (presse quotidienne régionale). La normalisation des esprits a eu sa peau, au bénéfice du journalisme syndical normalisé et de la concentration. 

Hervé a osé l'aventure de l'indépendance en lançant un news magazine et un certain nombre de déclinaisons locales de versions féminines. Son roman place sous le jour des convictions le parcours du "Citizen Kane à la Nantaise", comme le nommait souvent la Lettre à Lulu, un mensuel satirique pas toujours inspiré.

- Mais 68 chez Louis XVI - Editions les Chantuseries - 16€ Hervé Louboutin - ISBN : 979-10-90849-37-2 



vendredi 10 juillet 2020

L'auto-édition ou l'ubérisation du monde du livre



L'auto-édition ouvre à chacun la possibilité de proposer sa production littéraire sans prérequis. C'est une chance formidable pour de nombreux auteurs, qui peuvent trouver là une issue à leurs œuvres et partir à la conquête d'un lectorat. C'est aussi un champ d'expérimentation passionnant, car libéré des contraintes économiques ; il a permis à de nouveaux auteurs d'émerger. 

Quel avenir littéraire ?

De là à imaginer qu'il pourrait constituer l'avenir de la création littéraire, il faudrait au préalable que des structures autonomes s'approprient la mission d'orpaillage remplie depuis l'invention du livre par les éditeurs. Sans ça, les pépites qui sommeillent dans le limon ne remonteront jamais à la surface.

La littérature aura également toujours besoin d'acteurs économiques capables de prendre des risques financiers pour promouvoir des auteurs et leur œuvres. C'est le rôle des maisons d'éditions qui ont, jusqu'à aujourd'hui, contribué à l'émergence de nouveaux talents, souvent à contre-courant.

Il faut des orpailleurs

Ce temps est révolu. L'heure n'est plus à l'aventure éditoriale. Très peu d'éditeur - et de moins en moins les grosses maisons - ne s'égarent plus en dehors des sentiers battus. On se rachète les droits à travers les frontières, on re-publie les valeurs sûres et on ressort jusqu'à plus soif des resucées d'écrivains confirmés, garantis rentables. Le business est compliqué. Il faut débiter du best seller à flux tendu. 

Dans cette quête du bon coup, une nouvelle pratique émerge : la récupération de succès auto-édités. On repère un auteur dont les e-books s'écoulent comme des petits pains, dont la communauté fourmille de fans, et on le signe pour une aventure sous maison d'édition. Le risque est modeste, le potentiel financier conséquent.
Cette nouvelle chance offerte à des talents qui le valent bien mais que n'ont pas su repérer ceux dont c'est le métier, constitue avant tout un oral de rattrapage à moindre frais pour les éditeurs.

Les auteurs ne peuvent que se réjouir de cette reconnaissance au mérite. Mais la littérature y trouvera-t-elle son compte ? Quel public enthousiaste signalera demain le futur Julien Gracq auto-édité ?
Peut-être se trouvera-t-il un jour un nouveau génie de la langue parmi la multitude des nouveaux auteurs aspirant à se faire repérer, mais les tendances de l'auto-édition n'y sont pas propices.

Feel-good, new romance, heroïc fantasy, trio de tête

Entre feel-good, new-romance et heroïc fantasy, se glissent quelques thrillers, des polars et un peu d'érotisme. La thématique supplante la démarche littéraire et la créativité se perd au profit de la reproduction. 
Loin de moi l'idée de déprécier la qualité des auteurs ni leurs choix. Tout ce que j'ai pu lire est plaisant et il y a beaucoup de belles choses.
Mais sans un éditeur exigeant, à l’œil affûté, pas même le plus talentueux des auteurs auto-édité n'ira explorer les rives inexplorées de son talent. L'auto-édition incite ses auteurs à suivre le courant. Il faut être accompagné pour prendre des risques. 


mercredi 24 juin 2020

Le Gaulois réfractaire distribue les baffes



Philippe de Villiers
a profité du confinement pour peaufiner un pamphlet dont ils sont peu désormais à avoir le secret. "Les Gaulois réfractaires réclament des comptes au Nouveau Monde" est donc sorti sans coup férir, pour mieux les faire pleuvoir sur la bande de bras cassés qui a laissé courir le virus à travers le pays et outre les frontières.

L'occasion était belle de montrer du doigt les conséquences du  libre-échangisme et de la désertification industrielle du pays. L'auteur n'a en effet eu de cesse par le passé que de les dénoncer à longueur de campagnes européennes et présidentielles, sous les quolibets, le plus souvent. Il était légitime à sortir ce livre de comptes pour présenter l'addition, tandis que la plupart des conséquences prédites se réalisent.

La douloureuse est lourde, aggravée qu'elle est par deux mois d'arrêt complet de l'économie. L'épidémie était pourtant programmée. De nombreux experts en avaient détecté les dangers. Nul politique ne pouvait en ignorer l'augure. 

Invité de plateaux en plateaux pour défendre son opuscule qui caracole en tête des ventes - et c'est mérité - l'ancien président du Conseil Général de Vendée égrène ses estocades avec jubilation. Ils sont peu à y échapper et surtout pas les membres du gouvernement.

Comble de malchance pour le Nouveau Monde, le risque de partition de la société n'a jamais été aussi sensible. Là encore, Philippe de Villiers, qui est un gourmet en la matière, ne boude pas son plaisir de rappeler ses oracles.

"Les Gaulois réfractaires réclament des comptes au Nouveau Monde" est un pamphlet politique. Il hérissera très fort les adversaires du Vendéen le plus célèbre de la Vème République. D'autant que la plume est acérée, juste précise : "A la fin de l'envoi, je touche".  






vendredi 19 juin 2020

Jean Raspail dans le dernier canot d'écorce pour le royaume au-delà des mers


"Le roi est mort, vive le roi ! " C'est le dernier livre de Jean Raspail entre les mains que j'ai appris son rappel à Dieu. Disparition, décès, mort, ces termes sont impropres concernant un auteur dont l'oeuvre ne va cesser d'alimenter ni les pensées ni les conversations. Les unes pour le meilleur et les autres pour le pire.

Je m'étais promis de lui adresser le premier exemplaire imprimé de mon roman, dont au moins trois des personnages sont patagons, discrètement, comme un clin d’œil. Trop tard. J'ai adressé son exemplaire à qui de droit à la Chancellerie du Royaume.

J'ai été bercé par les chemins d'eau du roi, j'ai chevauché aux côtés des sept cavaliers au crépuscule, j'ai cheminé de nuit vers un sacre à Reims, j'ai rêvé de lignées de Pikkendorff, je me suis endormi au son des tambours sur la neige. Et toujours régnait Orélie-Antoine sur un royaume de glace et de rêves, une flamme au cœur.

L'oeuvre de Jean Raspail répond en écho à un besoin d'élévation. Elle distille de la hauteur d'âme. Elle enveloppe de panache l'existence, de quoi embellir la grisaille et parer l'ordinaire d'élégance.

Auteur d’altitude il a hissé vers les cimes quelques chasseurs d'éternité, bâtisseurs d'Histoire, aventuriers, marins, soldats, scouts ou simples rêveurs. Ses livres alignés au rayonnage comme les gardiens du fort, compagnons de voyages, serrés dans un havresac, ou veilleurs au guet d'un chevet, remplissent chacun leur mission élémentaire : entretenir la flamme.

Les lecteurs de Raspail savent que le volume le plus emblématique de sa bibliographie n'en est pas l'essence. Le camp des saints est significatif à bien des égards, mais il est insuffisant pour saisir le souffle qui habite l'ensemble et se répand avec d'infinies modulations dans chaque parcelle. 

Il est en revanche symptomatique du temps - si bien compris par l'auteur - que ses détracteurs s'en tiennent à ce livre symbolique, celui-là qui en décrit la déréliction. Les clébards patentés ont dressé derechef leurs bastions branlants aux confins de Patagonie, de crainte que l'endormissement du vieux sage au regard si perçant, dans le fracas d'un chaos qu'il avait prédit, n'éveille à la conscience les esprits embués.

Un canot d'écorce, où fume un brandon, l'a emporté par des canaux incertains, vers une terre de feu et de glace, dans un silence cathédral. Sept cavaliers, un enfant roi et un pêcheur d'âmes l'attendaient, impassibles, aux rives du royaume au-delà des mers, peuplé des derniers fils des civilisations perdues. 

Il était trop tôt pour nous.




mardi 16 juin 2020

La fabrique des bâtards : titre censuré des pubs facebook



Le titre de mon livre n'est pas convenable ! Il ne correspond pas aux valeurs de Facebook. J'ai fait cette découverte en finançant mon premier post "sponsorisé", suite à une proposition du réseau social qui me disait en substance : "cette publication est plus populaire que les autres, touchez des milliers de personnes..."


Avide de faire croître ma "communauté" en vue de faire découvrir mon oeuvre injustement méconnue, j'ai souscrit à l'offre. Et là, surprise !
"Votre publication ne répond pas au standards de la communauté, blablabla " Motif : on n'utilise pas de mots "insultants" ou "grossiers" sur Facebook.

Je présume que le mot grossier est "bâtards", largement employé à des fins d'injures en langage fleuri des quartiers et très souvent accompagné de considérations peu bienveillantes à l'égard de la profession présumée de la maman dudit interpellé. 

Donc voilà, à chaque fois que j'ai essayé de booster un post comportant le titre de mon roman "La fabrique des bâtards", je me suis heurté à cet écueil. 

C'est pourquoi je l'écris désormais en remplaçant les a de bâtards par des fleurs de lys. C'est fleuri, plus joli et aussi plus poli, selon les censeurs de la novlangue.

Pour lire le roman cliquez ici. 

vendredi 12 juin 2020

Ami cisgenre non racisé, confesse tes crimes !


Dans une vidéo postée voici un an, Sanglier Sympa montrait les dérives de la bien-pensance institutionnalisée, à Evergreen, une université américaine. Cette vidéo prend aujourd'hui tout son sens, en pleine mise en oeuvre à grande échelle du principe de racisme systémique. 

Pour comprendre comment, aux USA et dans le monde entier, des personnes apparemment saines de corps et d'esprit en arrivent à poser le genou à terre pour demander pardon de crimes qu'elles n'ont pas commis, il suffit de savoir que l'alpha et l'omega du progressisme réside désormais dans la reconnaissance de dominations présupposées.

L'université d'Evergrenn expérimente in-vivo cette idéologie, jusqu'à l'absurde. Cette estimée institution concentre ce qui se fait de mieux en matière de perspective à quoi devrait aboutir notre civilisation et passe par l'atomisation des communautés façon puzzle. 

Préparez-vous à pratiquer l'auto-flagellation à la mode Mao revisitée selon les critères des luttes intersectionnelles. Sanglier Sympa nous fait découvrir ce modèle de phalenstère du XXIème siècle.

Vous devez savoir au préalable, qu'à moins d'être transgenre, racisé, non éduqué, handicapé, vous bénéficiez nécessairement d'un nombre incalculable de privilèges qu'il vous faudra reconnaître publiquement. Vous êtes également nécessairement raciste, y compris si vous faites partie de SOS Racisme et avez participé à la marche des beurs. Tout non-racisé [blanc européen] est affecté depuis sa naissance par ce péché originel que nul baptême ne permet d'expier.




On découvre dans la vidéo ci-dessous comment une institution universitaire pratique l'autocritique publique et l'inflige aux professeurs et à la hiérarchie, avec une violence inouïe, au prétexte d'un racisme systémique présumé, dont il est même interdit de réclamer la preuve. La science et la réflexion relevant du privilège banc, leur usage en vue de contestation n'est pas permis.

Vous allez dire, "pas chez nous !" Eh bien détrompez-vous ! Cette pensée est très précisément celle qui s'immisce lentement dans les université française, qui sera 
donc celle des enseignants dans les années à venir et sera diffusée dans les écoles ; puisque c'est ainsi que le progressisme le plus abscons trace sa route depuis désormais plus d'un demi-siècle.

Au bout du chemin se trouve la partition absolue de la société : le pauvre face au riche, le handicapé face au bien-portant, le racisé contre le blanc, le savant contre l'ignorant, l'homme contre la femme, le cisgenre contre le transgenre, le fils contre le père, la fourmi contre la cigale, le végan contre le viandard, jusqu'à l'inifni, ad nauseam.


vendredi 5 juin 2020

Plus rien ne devait être comme avant et voici que tout recommence


Des énervés éructent dans des porte-voix. Des reporters des luttes sociales en diffusent les images en direct sur des réseaux dits sociaux et des ânalystes ânonnent doctement en boucle dans les postes de télévision. 
Le voici donc le monde d'après.
Les esprits savants l'avaient prédit : "plus rien ne sera jamais comme avant cette épidémie : il y aura un avant et un après". Je ne vois pas encore la différence.

Les révolutionnaires du monde juste avant étaient en jaune, ils criaient à l'injustice et des petits bourgeois masqués enflammaient les centres-villes aux côtés de racailles en survêtement. Ceux du monde juste après sont en couleur, ils crient à l'injustice et des petits bourgeois masqués enflamment les centres-villes, accompagnés de racailles en survêtement.

Et tous ces courageux révolutionnaires s'en retournent chez eux consommer à outrance en dépit des milices présupposées fascistes, des violences policières et des hordes racistes.
La lutte se poursuit sur Twitter à coups de hashtags et les souris accouchent d'une montagne qui leur masque l'horizon. 



Le monde d'après qui vient est déjà là. Il se repaît des divisions et des haines recuites. Il se défie de l'intersectionnalité et de la lutte des sexes comme de celle des races et de la tectoniques des plaques. Il lui suffit que circulent librement les êtres et les biens ; les premiers au services des seconds.

Emmuré pour la Première Guerre Mondiale  de l’Asepsie, chacun avait pu introspecter son surmoi en vue de déterminer ses responsabilité dans une infection planétaire. Des voix s'étaient élevées pour appeler à circonscrire les activités humaines aux frontières des pays et de la raison. 

Et chacun d'opiner entre deux séries Netflix sur des écrans made in China, le fessier enserré dans des nippes cousues par des mains d'enfants bengalis. Et sonnait à la porte le livreur sous-payé Uber-eat, ou celui d'Amazon... Surtout, ne jamais cesser de consommer.

Le monde d'après est là. Il cultive sa mythologie nourrie de monstres à tête d'homme. La crainte rassemble le troupeau sous la houlette du berger. Sans loup pas de troupeau protecteur ni de pasteur tout-puissant. 

mercredi 3 juin 2020

Émeutes et violences, la toile de fond de la fabrique des bâtards est celle du quotidien


De la violence au quotidien, la France a glissé dans l'état insurrectionnel permanent. La sécession territoriale sera l'étape suivante, sous un vocable plus acceptable, probablement à la faveur d'une réforme institutionnelle décentralisatrice.

Il m'a donc semblé inévitable que la fabrique des bâtards, qui prenait le parti d'un récit dystopique, s'affiche en surimpression de cette ambiance chaotique. L'exode, les combats, la guerre civile et tout ce qui accompagne le déroulé de l'action se sont inscrits entre les lignes comme le décor d'un tableau. Je n'ai pas souhaité m'en expliquer dans le livre qui n'est pas une tribune politique, afin d'en maintenir la tension à travers les chapitres, mais voici en quelques lignes les réflexions qui ont conduit mon choix.

En un demi-siècle, je crois, dans toutes les zones périurbaines de France, une population exogène s'est substituée à des natifs qui, eux-même n'étaient que les enfants et petits enfants de l'exode rural. Au lumpenproletariat européen massivement déplacé au nom du progrès et du modernisme, pour une industrie aujourd'hui délocalisée, a succédé, dans les banlieues, les déclassés de la migration de masse. 

Une misère chasse l'autre, toujours attirée par l'Eldorado. Mais personne n'a souhaité anticiper les particularismes des nouveaux venus.

Dans les territoires dortoirs suburbains situés à l'écart des circuits économiques productifs s'est développée une sous-société dont les deux mamelles sont les aides sociales et le marché parallèle. Comme toute société moderne fondée sur la croissance, ces îlots sont soumis à des règles du commerce nécessitant une extension sans fin vers de nouveaux marchés, des espaces à conquérir, des âmes à dominer.

Ces quartiers fonctionnent en micros-états, dotés de leur propre police, de leurs coutumes et de leurs frontières. Ses habitants en ont écrit une histoire commune construite à rebours de celle de la France et dont la légitimité est entretenue à des fins politiciennes. Et il n'est plus légal d'en contester le bien-fondé.

Y rétablir l'ordre républicain reviendrait à y assécher d'un coup l'économie et à priver une partie non négligeable de ses habitants de l'essentiel de son confort.
Encore faudrait-il être à même d'y parvenir, car y pénétrer sous couvert de la cocarde tricolore constitue un cas d'ingérence et une déclaration de guerre.

Il faudrait se pencher plus en détail sur ce qui rend impossible la réintégration de ses banlieues perdues par la République. Il y a tant à dire sur ce phénomène devenu un cas de discorde nationale. 

La première raison de cette incapacité est la révolution permanente ou son avatar moderne, un progressisme éperdu voué à la conquête incessante de l'individualisme absolu. Les autres - l'électoralisme, la réalité économique et la sécurité - ne sont en fait que secondaires et découlent des fondamentaux idéologiques du régime républicain.

Cette République aura beau brader autorité et souveraineté et favoriser des enclaves autonomes - comme je le pressens - elle devra sans cesse s'opposer aux visées expansionnistes des caïds qui y règnent et ont pour nécessité de gesticuler dans des aurores enfumées pour mieux asseoir leurs baronnies éphémères. 

mardi 2 juin 2020

Partir, c'est mourir un peu, pour l'honneur des Romanov


Dans la nuit du 16 au 17 juillet 1918 était perpétré le massacre de la famille impériale russe : Nicolas II, son épouse Alexandra, leurs filles Olga, Tatiana, Maria et Anastasia, et leur fils Alexis. L'histoire n'est plus à réécrire à ce sujet. Les circonstances de ce massacre épouvantable sont largement connues : l'empereur déchu abattu en premier puis son épouse, dans une cave ; le tsésarévitch rampant vers la sortie achevé à coup de baïonnette, ses sœurs exécutées tout aussi sauvagement.

Un portrait intime de la famille impériale

Cet événement prend une dimension plus terrible encore à la lecture de "Partir c'est mourir un peu". Le roman historique d'Alexandrre Page ne relate pas la tuerie d'Iékaternibourg. Il raconte les années qui ont précédé la révolution soviétique du point de vue d'un proche de la famille impériale russe : le professeur d'Allemand Igor Kleinenberg. Le narrateur de ce récit est à la fois observateur extérieur et témoin impliqué. 

Avec lui, le lecteur s'éprend petit à petit des enfants Romanov. Il se laisse séduire par les espiègleries d'Anastasia. Il devine en toute pudeur les premiers émois d'Olga et de Tatiana, avec les jeunes marins du Standart, le yacht impérial, puis, plus tard, pour ces jeunes officiers blessés qu'elles soignent au quotidien. Il s'inquiète pour Alexis, si souvent malade en raison de son hémophilie et pour Alexandra, elle aussi de santé fragile.

Un voyage nostalgique

Aux côtés de Herr Kleinenberg, les événements, petits et grands de la vie des Romanov dessinent le portrait d'une famille non pas ordinaire, mais extraordinaire dans sa simplicité et de par la générosité de ses membres. Alexandra, décriée par l’aristocratie et la bourgeoisie de Saint-Petersbourg en raison de ses origines allemandes était tout-entière dévouée au peuple russe. Nicolas II dans la tourmente du conflit mondial prenait fait et cause pour son armée, conscient des carences de son état major et de son administration.

Si "partir, c'est mourir un peu", lire c'est partir beaucoup, quand il s'agit d'embarquer pour un voyage littéraire aux confins de l'Europe, quand l'aube des temps modernes devient le crépuscule d'une civilisation. 

Alexandre Page livre là un remarquable travail d'historien que l'on prend plaisir à lire. 

Deux chroniques [sympas] en même temps : j'ai eu mon instant résultats du bac

Deux chroniques sympa en même temps, c'est trop d'un coup. (CC)

Coup sur coup, deux aimables chroniqueuses se sont penchées sur mon modeste chef-d'oeuvre ; modeste parce qu'il faut toujours être modeste, chef- d'oeuvre, dans la mesure où je n'en ai pas d'autre à proposer. Et donc ces deux aimables lectrices ont remis leur chronique à quelques heures d'intervalle.

Comme à l'accoutumée, je me suis précipité le cœur battant, à l'instar d'un bachelier, fin juin, en bas du lycée, le jour fatidique ; un instant délicieux qui manquera à jamais à la promotion Covid-19.

Je remercie donc ces aficionadas de la lecture qui font le sel de l'univers de l'auto-édition et sans qui rien ne serait possible. Il convient de leur laisser la parole, sans n'y rien ajouter.

L'auteur a su me faire retourner à la lecture (Solène)


" Tout d'abord, je tenais à remercier l'auteur pour deux choses, d'une part de m'avoir contacté pour son livre et d'autre part d'avoir pris en compte mon état, et d'avoir décalé la date de délai. [Serviteur; NDLR]

Depuis jeudi, j'ai donc ma nouvelle liseuse et j'ai pu me plonger dans le livre de Magnus Latro, qui m'a tenue en haleine du début à la fin et cela faisait longtemps que je n'avais pas réussi à me plonger comme cela dans un livre [On ne m'avait jamais écrit quelque chose d'aussi gentil depuis longtemps].

L'auteur a donc su me faire retourner dans la lecture car dans ce livre le suspens est haletant avec cette dystopie politique. Vous allez me dire : mais qu'est-ce qu'une dystopie?" eh bien c'est un récit de fiction qui décrit un monde utopique sombre.

Dans son roman, l'auteur aborde le sujet de la coparentalité partagé mais surtout une une vision assez effrayante de notre société actuelle.
Je ne voudrais pas en dire trop afin de ne pas spoiler et ce livre est à découvrir ainsi que l'auteur qui est d'une gentillesse incroyable.

Alors merci Magnus Latro pour ce bon moment de lecture "
Note :
/4

Un roman à conseiller aux amateurs de dystopie, pour Océane


" Comme à mon habitude, je n’avais pas lu le résumé de ce livre avant de le commencer afin de ne pas avoir d’à priori sur cette histoire. [quelle curieuse idée ? NDLR]
Il s’agit d’une dystopie, ce que je lis très peu. En effet, je peine un peu à me projeter dans l’avenir et les dystopies sont, pour moi, très abstraites.


" Celle-ci semble se situer dans un futur très proche. Dans ce roman, on parle notamment de la gestation pour autrui vue différemment et des évolutions de l’immigration en France. Un sujet assez politique donc, et je dois avouer que je ne m’intéresse pas vraiment à la politique…

Je ne pourrai donc pas vous dire que j’ai adoré ce roman, néanmoins j’ai trouvé que les personnages étaient tous bien développés, qu’ils soient principaux ou secondaires. On comprend rapidement leur point de vue et on peut s’identifier à eux. Les scènes d’action sont également bien décrites, on comprend ce qu’il s’y passe. 

"J’ai également été surprise de l’imagination de l’auteur pour avoir une idée d’une histoire comme celle-ci." [Merci pour lui, NDLR]

J’ai trouvé que l’histoire peinait à démarrer au cours des premières pages. Finalement, je pense que ces descriptions sont nécessaires afin de comprendre ce qui se joue dans ce roman.

Je vous conseille donc ce roman si vous aimez les dystopies et la politique, je pense qu’il vous plaira ! [J'en suis certain pour ma part, NDLR]" 

Note : 12/20 

vendredi 29 mai 2020

Une [bonne] critique en demi-teinte qui passe à côté d'un [gros] détail

Les critiques (CC : Irina/https://www.flickr.com/photos/repolco/)

Krys Aline, qui tient le blog littéraire Bouquinista, n'a pas franchement adhéré à la ligne de la fabrique des bâtards. Mais elle a eu l'élégance de faire la part des choses dans la recension qu'elle a publiée sur Babelio. Ce qui donne une chronique flatteuse (à mon goût), en dépit de l'expression d'une profonde réticence à l'égard de mon parti pris. 

L'exercice était acrobatique, j'imagine. D'ailleurs, Krys Aline l'a exprimé en préambule : "je suis très embêtée pour noter cette dystopie thrilleristique très politisée." Et cet embarras se ressent à la lecture de sa critique qui oscille entre une appréciation positive de la facture du roman, et un franc désaccord avec son message politique.

Je regrette juste qu'elle ait interprété à contresens un élément du récit. Pour notre chroniqueuse, l'attribution de l'enfant à un couple homo était superflue et donc porteuse d'un jugement de valeur sur l'homosexualité. Or il n'en est rien.

A retenir

Je retiens donc avant tout du travail de Krys Aline que :
" le style est enlevé et trépidant. Il n'y a pas de temps mort et les rebondissements se succèdent rapidement (parfois trop pour moi !). "

On a droit à un roman d'action où il y a vraiment de l'action pure et dure. de la baston, de l'hémoglobine à qui mieux mieux, des tueurs, des justiciers, les bons et les méchants." 
Mais aussi que " le roman est bien mené et arrive à nous montrer combien les hommes politiques sont corrompus et corruptibles. Combien l'opinion publique est malléable et manipulable..." 

Pour le reste, il s'agit de points de vue, d'une chroniqueuse qui a eu l'élégance d'en faire fi. Il serait inconvenant de le remettre en question.

Une interprétation mérite une précision

Mais il demeure ce qui est pour moi une erreur d’interprétation. Krys Aline interroge dans sa chronique : "était-il capital de souligner que l'enfant a été attribué à un couple d'homosexuel ?" Et elle trouve comme réponse : "Hum… oui, si on considère en effet que les homosexuels ne sont pas des gens tout à fait « normaux » et donc pas aptes à élever un enfant..."

Ce qui revient à me prêter un propos qui est tenu par certains personnages du roman, mais que d'autres récusent. 

Chère Krys, il existe une raison objective à ce que l'enfant soit attribué à un couple gay. Sans cela, Mélanie serait ressortie de maternité avec un enfant. Et l'histoire se serait arrêtée page 30... Vous pourriez me rétorquer qu'un couple infertile aurait fait l'affaire. Mais, dans ce cas, rien n'aurait justifié à ce point la promotion assurée à l'événement et tout le tintouin politique.