jeudi 9 avril 2020

La fabrique des bâtards, l’histoire du roman

L'écriture de la fabrique des bâtards a commencé en 2015.


L’histoire de la Fabrique des bâtards a commencé au printemps 2015, le jour où je suis tombé sur la déclaration de Yann Moix :  

«C'est des liens du sang que sont venus le racisme, la monarchie absolue. La vraie révolution, la vraie égalité totale, ce serait de mélanger les bébés à la naissance comme dans La vie est un long fleuve tranquille. On devrait interdire aux parents d'élever leurs enfants biologiques. Cette manière de placer son ego dans sa chair me donne le vertige.»

Un point de départ révolutionnaire

Ce propos, exprimé dans le cadre d’une interview accordée au magazine Gala, visait à justifier la détestation de l’auteur pour la famille en tant qu’institution. S’il constitue en lui-même un point de vue véritablement révolutionnaire, il prend un sens tout particulier dans son contexte. Il trace dans ce cadre une perspective politique saisissante. Pour ma part, cette «boutade» m’a immédiatement ouvert un horizon barbare et inspiré ce récit, qui s’est tout naturellement enrichi des bouleversements qui affectent notre civilisation. 

Un récit inabouti

J’ai donc écrit l’essentiel de ce texte d’un trait, aboutissant à une impasse, car n’en ayant jamais prémédité de fin.
Des faits nouveaux, survenus durant le début de l’été 2019  m’ont intimé de chercher à achever ce travail, ou, pour le moins, d’en clore l’écriture.
L’avènement prochain de la PMA sans père, et de sa suite logique, la légalisation de la GPA, de même que l’accélération de la détérioration du tissu social dont je suis un témoin privilégié au quotidien, ont accompagné mon écriture.

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